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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

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Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Cannes 2012: COSMOPOLIS de DAVID CRONEMBERG

Publicado por Abel Carballiño activado 26 Mayo 2012, 00:12am

Etiquetas: #CINE:FestivalCannes

cosmopolis_2_recadre.jpgDavid Cronrnberg filme Robert Patinson dans "Cosmopolis"

Président du jury en 1999, année où il aurait voulu décerner la Palme d’or à « Pola X » de Léos Carax, David Cronenberg se retrouve aujourd’hui en compétition à ses côtés dans la course à la récompense suprême, avec « Cosmopolis ». Autre ironie du sort, son fils concourt pour le prix Un Certain Regard et la Caméra d’or. La présence du Prix spécial du jury pour « Crash » en 1996, est l’événement de cette fin de Festival.

 

Plus que deux jours et les jeux seront faits. Adaptation du roman éponyme de Don Dellilo, ce nouveau Cronenberg s’inscrit dans une actualité brûlante puisqu’il traite d’un golden boy à Wall Street qui pète les plombs en pleine crise boursière. Le film s’apparente au parfait complément du formidable « Margin call » de J. C. Chandor, sorti le 2 mai dernier et toujours en salles. L'égérie de "Twilight", Robert Patinson y tient le premier rôle. Le film sort en salles ce vendredi, le même jour de sa projection à Cannes.



Actores

cosmopolis2.jpg

Synopsis

Dans un New York en ébullition, l'ère du capitalisme touche à sa fin. Eric Packer, golden boy de la haute finance, s’engouffre dans sa limousine blanche. Alors que la visite du Président des Etats-Unis paralyse Manhattan, Eric Packer n’a qu’une seule obsession : une coupe de cheveux chez son coiffeur à l’autre bout de la ville. Au fur et à mesure de la journée, le chaos s’installe, et il assiste, impuissant, à l’effondrement de son empire. Il est aussi certain qu’on va l’assassiner. Quand ? Où ? Il s’apprête à vivre les 24 heures les plus importantes de sa vie.

Sinopsis

En una Nueva York en plena ebullición, la era del capitalismo llega a su fin. Eric Packer, el chico de oro de las altas finanzas, se adentra en su limusina blanca. Mientras la visita del presidente de Estados Unidos paraliza Manhattan, Eric Packer solo tiene una obsesión: que le corten el cabello en su peluquería, al otro lado de la ciudad. A medida que transcurre el día, el caos se adueña de la atmósfera y él asiste impotente al hundimiento de su imperio. Además, está seguro de que se disponen a asesinarle. ¿Cuándo? ¿Dónde? El protagonista se dispone a vivir las 24 horas más importantes de su vida.



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David CRONEMBREG



Alain Riou a récemment fait l’éloge du sommeil en projection cannoise. Sans le contredire tout à fait – l’argument du spectateur littéralement bercé par l’œuvre d’un cinéaste aimé se défend amplement – tous les sommeils, hélas, ne se ressemblent pas. Celui qui hacha mon visionnage de « Cosmopolis », sans doute le film que j’attendais le plus du festival, n’avait rien d’une marque de confiance à l’égard de Cronenberg et sûrement pas un acte manqué (au sortir de la salle, le film a beaucoup déçu une large part de critiques auto-proclamés éveillés qui comptait notamment des fans de Cronenberg). Non, il s’agissait là d’un épuisement tout bête et archi contreproductif qui, sans confisquer absolument toute certitude critique, interdit l’exercice du survol global - à Cannes, c’est pourtant bien pratique.

Alors que peut-on dire de « Cosmopolis » ? Qu’il s’agit après « History of violence » et « Dangerous method » d’une nouvelle leçon de synthèse, tant le film paraît fluide, d’un seul bloc alors que la structure du roman de Don De Lillo, (un yuppie richissime fait défiler une galerie de personnages dans sa limousine) et son estampille d’œuvre visionnaire auraient amené n’importe quel cinéaste sur une pente diamétralement opposée – celle d’un film interminable, emballé comme une saga. La durée même du métrage (1h48) est une preuve flamboyante de ce côté affûté, presque athlétique, surtout par comparaison avec le tout venant de la sélection officielle qui associe presque mécaniquement ambition artistique et dilatation du temps – n’est ce pas Cristian Mungiu ? Vraiment, la performance n’est pas anodine, tant le récit, concentré à 90 % sur la banquette arrière de la limousine de Pattinson, aurait pu fixer la mise en scène sur des rails monotones. Au passage, on notera cette année que Cannes a consacré le genre du huis clos mobile, tant la structure de « Cosmopolis » renvoie aux déambulations d’« Holy motors » (en limo déjà) voire au trajet en bus du Michel Gondry présenté en ouverture de la Quinzaine. Trois bons films, sinon mieux.

Autre prouesse de « Cosmopolis », inoculer au freluquet Robert Pattinson, d’habitude translucide, une puissance magnétique insoupçonnée. La performance est d’autant plus remarquable que le cinéaste ne prend jamais sa star à contre-pied, élevant juste son niveau : une présence sobre façon Eastwood ou Mortensen, autre comédien fétiche de Cronenberg que Pattinson évoque terriblement ici, comme un petit frère spirituel - pour ce visage à la fois poupon et osseux, ces mâchoires saillantes, cette dimension éthérée et métrosexuelle. Le reste, comme ce finale si contesté par les confrères, mérite clairement une nouvelle projection, dopée cette fois-ci au calme et au Guronzan.

 



La fin du capitalisme, vue par David Cronenberg…

La fin du capitalisme, vue par David Cronenberg…
David Cronenberg © DR

Cinéaste visionnaire, le canadien David Cronenberg analyse souvent les travers de notre société et des relations humaines. Il revient cette année avec Cosmopolis, en Compétition, sur le thème très actuel de la fin du capitalisme.


Le film est l’adaptation du roman de l’américain Don DeLillo, publié en 2003, étonnamment prophétique au vu des événements récents, comme le mouvement «Occupy Wall Street», né à l’automne 2011, contestation pacifique dénonçant les abus du capitalisme financier.


David Cronenberg a été si inspiré par l’adaptation de ce livre, qu’il a écrit le scénario en 6 jours. « C’est un thème important, et que je n’avais jamais vraiment abordé : l’argent. Le pouvoir de l’argent, la manière dont il configure le monde. Pour en parler, je n’ai pas eu besoin de faire de recherches particulières sur le monde de la finance. On voit ses représentants partout. »


Le réalisateur a souvent abordé dans ses films des sujets de société liés à des personnages fascinants et troubles. La violence y est montrée comme réflexion sur le rapport qu’on entretient à soi-même, aux autres et à la société. L’identité des personnages est parfois  complexe comme dans les Promesses de l’ombre ou History of violence, ce qui les mène à se questionner, et laisse les spectateurs saisis.

 


Dans ce film, le cinéaste a fait une direction d’acteur basée sur l’instinct, « entièrement fondée sur du ressenti et pas sur des idées », selon l’acteur Robert Pattison, qui y interprète un jeune golden boy de la haute finance à New York, au moment où la ville se trouve en plein chaos. Un sujet propice à une réflexion sur l’évolution du monde, avec un style cinématographique qui mélange les genres, pour mieux créer le trouble…

 

 

El final del capitalismo visto por David Cronenberg...

 

Cineasta visionario, el canadiense David Cronenberg analiza a menudo los defectos de nuestra sociedad y de las relaciones humanas. Este año regresa a Competición con Cosmopolis, que aborda un tema muy actual, el final del capitalismo.


La película es una adaptación de la novela del estadounidense Don DeLillo, publicada en 2003, sorprendentemente profética a la luz de los recientes acontecimientos, como el movimiento "Occupy Wall Street", nacido en otoño de 2011, una protesta pacífica que denuncia los abusos del capitalismo financiero.

 

La adaptación de este libro inspiró de tal forma a David Cronenberg que escribió el guión en seis días. “Es un tema importante, y que nunca había tratado realmente: el dinero. El poder del dinero, la forma en que configura el mundo. Para hablar de este tema, no he necesitado realizar investigaciones concretas sobre el mundo de las finanzas. Podemos ver a sus representantes por todas partes”.

 

El director ha tratado a menudo en sus películas temas de la sociedad relacionados con personajes fascinantes y atormentados. La violencia aparece como reflexión sobre la relación que mantenemos con uno mismo, con los demás y con la sociedad. La identidad de los personajes es compleja en ocasiones, como en Promesas del este o Una historia de violencia, lo que les conduce a cuestionarse y mantiene a los espectadores en tensión.

 


En esta película, el cineasta ha llevado a cabo una dirección de actores basada en el instinto, “totalmente fundamentada en los sentimientos y no en las ideas”, según el actor Robert Pattison, que interpreta a una joven promesa de las altas finanzas en Nueva York, en un momento en que la ciudad se encuentra sumida en un caos total. Un tema propicio para una reflexión sobre la evolución del mundo, con un estilo cinematográfico que combina los géneros, para crear una mayor confusión…

 

 

E.B.

 

 

  sources: Le site officiel du Festival de Cannes ,  Culturebox, Fotogramas, El País, Le Nouvel Obs

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