Overblog Seguir este blog
Edit post Administration Create my blog

FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Cannes 2012: THE PAPERBOY, de LEE DANIELS, avec NICOLE KIDMAN

Publicado por Abel Carballiño activado 25 Mayo 2012, 01:04am

Etiquetas: #CINE:FestivalCannes

 

 

Sélectionné pour la première fois en compétition, le réalisateur afro-américain Lee Daniels ( auteur de la notable " Precious ",  a présenté "The paperboy", un film policier sulfureux parmi les plus attendus du festival.

paperboy-copia-1.jpg

L'événement marque notamment le retour de Nicole Kidman sur la Croisette, neuf ans après Dogville, aux côtés de Zac Efron, John Cusak et Matthew McConaughey.





 

Synopsis

1969, Lately, Floride. Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d’écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l’article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward, livreur du journal local à ses heures perdues.
Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu’aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds.
L’enquête avance au coeur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux...

 

Sinopsis

1969, Lately, Florida. Ward Jansen, reportero del Miami Times, regresa a su ciudad natal, acompañado por su compañero de profesión, Yardley Acheman. Llegados por petición de Charlotte, una mujer enigmática que mantiene correspondencia con detenidos en el corredor de la muerte, se disponen a investigar el caso de Hillary Van Wetter, un cazador de aligátores que está a punto de ser ejecutado sin pruebas concluyentes. Convencidos de que se encuentran frente al artículo que relanzará sus carreras, recorren la región, guiados por Jack Jansen, el hermano pequeño de Ward, repartidor del periódico local en su tiempo libre. Fascinado por la embriagadora Charlotte, Jack les conduce desde la cárcel de Moat County hasta las marismas, donde la carga de los secretos se hace cada vez más pesada. La investigación avanza hacia el corazón de esta Florida húmeda y aplastante, y revela que, en ocasiones, perseguir la verdad puede originar muchos males...

 

 

 

 

thepaperboy2.jpg

 

 

 

 

Lee DANIELS
Lee DANIELS

Crédits

Acteurs

NicoleKidman.jpg

 

 

On pouvait craindre que la projection de « Paperboy » ce matin prenne la tournure critique d’un « Lawless » ou d’un « Killing them softly » : accueil frisquet, consensuel et tristounet avec en gimmick la tenace impression de films médiocres et faussement futiles, indignes d’une compétition officielle. Si l’on voit bien derrière cette part de toilettage artistique, une intention louable (réhabiliter le cinéma de genre pour adultes, fabriqué et produit à la manière du nouvel Hollywood dans les années 70), il faut reconnaître que, pour l’instant, c’est assez loupé. Réalisé par Lee Daniels, auteur du surgonflé « Precious », « Paperboy » advient pourtant comme une heureuse anomalie : un film fou-fou (ou fo-folle) qui se nourrit d’excès en tout genre (style, narration, numéros d’acteurs), en fait une caricature réjouissante des films pré-cités – les sifflets (copieux) et la consternation (épaisse) n’ont pas manqué à l’issue de la projection. Aux ronchons, on concède volontiers un projet foncièrement détraqué, mais cette déglingue semi-volontaire montée sur images baveuses produit indéniablement quelque chose.

Le pitch est tout simple  : une mama floridienne est interrogée sur un fait-divers irrésolu il y a quarante ans. Flash back et méli mélo : on reconnaît la narratrice plus galbée, au service d’une famille de bourgeois en fin de règne, empêtré dans un racisme institutionnel en train de se fissurer (nous sommes en 1969, Luther King est passé par là). Les deux fistons beaux comme des camions (Matthew McConaughey et l’étonnant Zac Efron) enquêtent sur un redneck accusé de meurtre sur la demande de sa femme, shampouineuse un peu radasse (Kidman, qu’on avait pas vue aussi formidable depuis des lustres). Le plus jeune en tombe raide dingue, et la famille de se disloquer sous une écrasante chaleur tropicale qui bousille les nerfs et stimule les hormones. Voilà ce que le film réussit de mieux : plonger sa trame de série noire dans une moiteur sexuelle poisseuse et craspec, diluer les conflits de classes (et raciaux) sous un tombereau d’obscénité. Le film va même assez loin dans le délire sale et trivial : tantrisme au parloir lorgnant vers le peep show crado (point d’orgue : l’orgasme du partenaire dans son froc, avec plan sur jean souillé), SM homo au motel et même une séquence d’uro platonique (Kidman pisse sur les piqûres de méduse qui zèbrent le corps musculeux de son jeune soupirant). S’en dégage un tableau de l’Amérique pas piqué des hannetons, où la torpeur partouzarde ramollit les antagonismes de classe, impose aux personnages un dialogue permanent, cohabitation qui relève moins de la marche forcée que d’un magnétisme irrépressible. Film passionnant à revoir au calme à une heure décente – passé dix jours de festival, les projections à 8 h 30 du matin relèvent de la torture physique.

 

 


Lee Daniels :

"J’ai fait ce film en me plongeant dans mon propre passé"


Lee Daniels : 'J’ai fait ce film en me plongeant dans mon propre passé'
Matthew McConaughey © AFP


Toute l’équipe de The Paperboy, le nouveau film de Lee Daniels présenté en Compétition, s’est exprimée en conférence de presse :

Lee Daniels rappelle avec quel état d’esprit il a adapté le roman de Pete Dexter :
"Il y a une part de vérité dans ce film. Pour le personnage joué par Macy Gray (Anita), je me suis inspiré de mon histoire. Des membres de ma famille travaillaient comme domestiques pour des blancs. Tous ces personnages existent dans ma vie. J’ai fait ce film en me plongeant dans mon propre passé et dans mes précédents films."

Nicole Kidman raconte comment elle a abordé son rôle :
"Il a fallu que je m’identifie fortement à mon personnage pour l’interpréter de manière aussi crue. C’est mon travail de me laisser aller, de ne pas fonctionner avec mes propres sentiments. Aucune prise n’était la même, nous explorions sans cesse. Je recherche les contrastes et la diversité. J'aime exprimer mon imagination : c’est ce qui m’a poussé à devenir actrice."

Zac Efron, sur son expérience avec Lee Daniels
"Je n’étais pas sensé me sentir à l’aise. Mon personnage est un jeune homme naïf qui apprend à mieux comprendre le monde. J’ai adoré tourner avec Nicole Kidman. Aujourd’hui, je cherche à vivre d’autres choses au cinéma, à dépasser les frontières. C’était un rêve et j’espère pouvoir continuer à tourner dans des films comme celui-ci. J’étais une page blanche à la disposition de Lee Daniels."

Matthew McConaughey s’exprime sur l'ambiance du film :
"Tout est mystérieux dans le film. Il y a beaucoup de choses qui remontent à la surface, chaque personnage a du mal avec sa propre identité. The Paperboy n’est pas érotique mais il a un côté érotique. Lee aime montrer ce qu’il y a entre les lignes."

Propos recueillis par BP

 


Lee Daniels:

"He hecho esta película sumergiéndome en mi propio pasado"

 


Todo el equipo de The Paperboy, la nueva película de Lee Daniels presentada en Competición, ha hablado en conferencia de prensa:

Lee Daniels recordó cómo adaptó la novela de Pete Dexter:
"Existe una parte de verdad en esta película. Para el personaje interpretado por Macy Gray (Anita), me inspiré en mi historia. Miembros de mi familia trabajaban como criados para personas blancas. Todos estos personajes existen en mi vida. He hecho esta película sumergiéndome en mi propio pasado y en mis películas anteriores".

Nicole Kidman explicó cómo abordó su papel:
"Me tuve que identificar mucho con mi personaje para interpretarlo de una forma tan cruda. Forma parte de mi trabajo dejarme ir, no actuar según mis propios sentimientos. Ninguna toma era igual, exploramos sin cesar. Busco los contrastes y la diversidad. Me gusta expresar mi imaginación: eso fue lo que me impulsó a ser actriz".

Zac Efron, sobre su experiencia con Lee Daniels
"No se suponía que debía sentirme a gusto. Mi personaje es un joven inocente que aprende a conocer mejor el mundo. He disfrutado mucho rodando con Nicole Kidman. Hoy en día, quiero vivir otras cosas en el cine, traspasar fronteras. Fue un sueño y espero poder continuar actuando en películas como esta. Era como una página en blanco a disposición de Lee Daniels."

Matthew McConaughey habla sobre el ambiente de la película:
"Todo es misterioso en la película. Existen muchas cosas que salen a la superficie, cada personaje sufre con su propia identidad. The Paperboy no es una película erótica pero tiene un lado erótico. A Lee le gusta mostrar lo que sucede entre líneas".

Declaraciones recogidas por BP

 






 

 

  sources: Le site officiel du Festival de Cannes ,  Culturebox, Fotogramas, El País, Le Nouvel Obs

Comentar este post

¡Somos sociales!

Ultimos Posts