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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

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Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Cannes 2012: " THÉRÈSE DESQUEYROUX " de CLAUDE MILLER, Film de Clôture

Publicado por Abel Carballiño activado 27 Mayo 2012, 13:07pm

Etiquetas: #CINE:FestivalCannes

 

therese1.jpg
Un titre classique de la littérature ( François MAURIAC ) et du cinéma français, que Claude MILLER, décédé cette année, a laissé en film postume,   et que le Festival de Cannes a choisi comme film de clôture en hommage au grand rélisateur français, qui a été « emporté par la maladie peu après en avoir terminé le montage. Il  achève ainsi une oeuvre immense à laquelle Cannes et tous les admirateurs du cinéaste seront heureux de rendre hommage »


Adapté du roman de François Mauriac, « Thérèse Desqueyroux » (Audrey Tautou) raconte l'histoire d'une bourgeoise désoeuvrée, accusée de l'empoisonnement de son mari.

 





Synopsis

Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles.
Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux; mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région.
Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie.

 

Sinopsis

En la región francesa de las Landas, se organizan las bodas para reunir los terrenos y aliar las familias. Thérèse Larroque se convierte en la Sra. Desqueyroux, pero esta joven de ideas vanguardistas no respeta las convenciones arraigadas en la región. Para liberarse del destino que ha recaído sobre ella, intentará todo lo que tiene a su alcance para vivir su vida plenamente.





ClaudeMiller.jpgClaude MILLER

Crédits

Acteurs

 

 

 

On aurait aimé que le regretté Claude Miller tire sa révérence sur un film moins amidonné, didactique et contestable que cette adaptation de François Mauriac sur laquelle s’achève le festival. Pour évoquer le destin terriblement cruel de Thérèse Desqueyroux, jeune provinciale « moderne » des années 20 que le corset d’un mariage bourgeois transforme en empoisonneuse tragique, la très accrocheuse structure en flashbacks du chef-d’œuvre original cède aujourd’hui la place à un récit linéaire dont les dés sont pipés à tous les niveaux. Trop vite en deuil de sa propre existence, l’héroïne (par ailleurs victime des minauderies chiffonnées d’une Audrey Tautou en mode remix rétro de « Coco avant Chanel ») semble davantage obéir à un programme décidé à sa place qu’à une véritable évolution psychologique. Trop bienveillant à l’égard de ses personnages, le scénario va jusqu’à trahir l’esprit du livre en leur offrant toutes sortes de circonstances atténuantes à faire bondir dans sa tombe l’impitoyable romancier. Trop propres sur eux, la mise en scène et la direction artistique abolissent enfin l’ambiguïté fondamentale des âmes qu’elles sont chargées de sonder. Soit un spectacle aussi soigné que consensuel, à des années-lumière des abîmes que côtoya jadis l’auteur des vertigineux « la Meilleure façon de marcher », «  Dites-lui que je l’aime », « Garde à vue », « Mortelle randonnée », « la Petite Lili » et autre « Je suis heureux que ma mère soit vivante ».

 

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