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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


GRÈVES ET MANIFS: Petit lexique subjectif à l'usage des manifestants

Publicado por Abel Carballiño activado 19 Octubre 2010, 23:46pm

Etiquetas: #Curiosités -Noticias curiosas

ManifParis604_01.jpg

 

Cagoule : accessoire de mode interdit depuis le décret du 19 juin 2009. Impossible de savoir si des manifestants ont reçu une amende pour cagoule illicite puisqu’il n’existe pas de statistiques nationales sur les contraventions.


Casseur :

1) Sens commun : individu nuisible armé d’une barre de fer, le visage dissimulé sous une cagoule (voir “cagoule”), qui discrédite une manifestation pacifique en commettant des actes de violence gratuite contre le mobilier urbain. Il n’est pas lycéen, oh non. C’est un “élément perturbateur”.

2) Interprétation marxiste : Fossoyeur du mouvement ouvrier. Agité du bocal.

3) Interprétation minoritaire : Avant-garde de la lutte anticapitaliste.

Selon le ministère de l’Intérieur, Un total de 1158 "casseurs" ont été interpellés depuis une semaine.


Emile Loubet : Victime posthume des hordes lycéennes qui, à Montélimar, ont dégradé la "table sur laquelle Emile Loubet, ancien président de la République (de 1899 à 1906), travaillait quand il était maire de la ville".


Essoufflement : espoir de toute autorité politique qui, à force de marteler que "la lutte s'essouffle", finira bien par avoir raison.


Flashball : Arme imposant le respect d’une distance de sécurité d’au moins sept mètres. Selon une note de la Direction centrale de la sécurité publique (DSCP) de mai 2009, il est interdit de tirer "au niveau du visage ou de la tête". L'utilisation du flashball doit être "proportionnée" aux faits et liée à la légitime défense. Le 12 octobre, lors d’une manifestation, un lycéen a été blessé au visage et doit subir une opération. Contrairement aux premières annonces, les consignes des sécurité ont été rappelées mais l'usage de l'arme n'a pas été suspendu.


“Guérilla urbaine” : Bazar et dégradations, quand des journalistes et des préfets émotifs décident de dramatiser. Exemple :Le préfet Patrick Strzoda a évoqué "des scènes de guérilla urbaine initiées par 250 casseurs, et non des lycéens, qui ont agressé violemment les forces de l'ordre", sans blesser personne.


Instrumentalisation : Phénomène hypnotique orchestré par les organisations syndicales et les partis politiques d’opposition. Devant la promesse de portefeuilles ministériels et d’un goûter, des masses de lycéens se soulèvent en choeur pour dire “non non non” à une réforme dont ils ne savent rien.

Exemple : "Plutôt que d’expliquer aux lycéens les véritables enjeux de la réforme, ceux-là ne cherchent qu’à agiter et manipuler les lycéens pour le compte de l’opposition", écrit l’UMP-lycées dans un communiqué.


Mobilier urbain : Terme inusité toute l’année désignant les abribus, panneaux de signalisation et poubelles, qui retrouve sa jeunesse lors des conflits sociaux.


Pédagogie : Volonté gouvernementale de faire pénétrer l’essence des réformes dans les esprits les plus réfractaires.


“Petit groupe très mobile” : Assemblage aléatoire de casseurs plus jeunes et plus rapides que les gendarmes pourtant eux aussi appelés “mobiles”. Pour Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, “dès qu'il y a des manifestations qui se répètent, dès qu'il y a des jeunes, nous voyons s'infiltrer un certain nombre de petits groupes qui sont purement et simplement des casseurs”.


Provocation policière : Pratique vieille comme le monde difficile à prendre en flagrant délit et objet inépuisable de fantasme.

 

 

SOURCE:lESiNROCKS 19 OCTOBRE

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