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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Heureux qui, comme Ulysse... un poème

Publicado por Abel Carballiño activado 29 Marzo 2010, 09:07am

Etiquetas: #Littérature

DuBellay.jpg

 

Joachim du Bellay  1522 - 1560

Joachim du Bellay est né au château de La Turmelière, en Anjou, en 1522. Il est originaire d'une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père et de mère à 10 ans, il est confié à la tutelle de René, son frère aîné. Ce dernier le néglige. Si l'on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se recueillir dans la solitude des forêts et à rêver sur les bords de la Loire....
( lire la biographie complète  ici )

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine

 

 

"Du Bellay est le maître des images nocturnes dans la légèreté du ciel d'Anjou. Il paraît soudain écrasé par le monde, sa froideur et ses ruines; il nous dit comme Musset, ses illusions déçues et comme, Musset, toujours, il se réveille le fouet à la main. Du Bellay est noble : il passe le front penché et le visage baigné de larmes à l'ombre des forêts centenaires et, tout à coup il jette autour de lui des regards irrités. De tous les poètes du XVIème siècle, il est celui qui se tient le plus prêt du mystère et s'en va d'une allure souple et dédaigneuse, vers le lointain rivage où les mortels ordinaires ne pourront jamais aborder." Kléber Haedens Une Histoire de la Littérature française Grasset 1970

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