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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


poésie: RIMBAUD : " MA BOHÈME "

Publicado por Abel Carballiño activado 25 Junio 2012, 23:23pm

Etiquetas: #Littérature

 

 

 

Vous avez déjà vu un vidéo de un ami de ce blog, Catartiste,  passionné de Rimbaud. Alors, voilà son dernier travail qui mérite bien d'être admiré.

 

 

DESSIN ANIME ORIGINAL sur le sonnet d'Arthur Rimbaud "Ma bohème"
Création vidéo d'animation personnelle
réalisée à l'aide des logiciels "Grand Public" Photoshop Elements, Corel Painter Essential, Windows et CorelVideoPro.
Musique:
Tristan Blaskowsky. Piano Theme. Powered by Jamendo
Wladimir Sterzer. Vampires Dance. Powered by Jamendo

 

MA BOHÊME (Fantaisie.)

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
— Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse ;
— Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !

Octobre 1870.




MI BOHEMIA   (Fantasía)
 
Me iba, con los puños en mis bolsillos rotos...
 mi chaleco también se volvía ideal,
 andando, al cielo raso, ¡Musa, te era tan fiel!;
 ¡cuántos grandes amores, ay ay ay, me he soñado!
 
Mi único pantalón era un enorme siete.
 --Pulgarcito que sueña, desgranaba a mi paso
 rimas. Y mi posada era la Osa Mayor.
 --Mis estrellas temblaban con un dulce frufrú.
 
Y yo las escuchaba, al borde del camino
 cuando caen las tardes de septiembre, sintiendo
 el rocío en mi frente, como un vino de vida.
 
Y rimando, perdido, por las sombras fantásticas,
 tensaba los cordones, como si fueran liras,
 de mis zapatos rotos, junto a mi corazón.
 
Poesías, 1869-71. Traducción de Javier del Prado.




Voir aussi dans ce blog   Moment poétique: RIMBAUD : " LE DORMEUR DU VAL "

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