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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

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Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Cannes 2011, Les Films: MICHAEL, de Markus SCHLEINZER

Publié par Abel Carballiño sur 14 Mai 2011, 10:50am

Catégories : #CINE:FestivalCannes

michael2.jpgEn Compétition

Réalisé par :
Markus SCHLEINZER 
Pays :
AUTRICHE


Acteurs

  • Michael FUITH - Michael
  • David RAUCHENBERGER - Wolfgang
  • Christine KAIN - Mère
  • Ursula STRAUSS - Soeur
  • Viktor TREMMEL - Beau-frère
  • Gisela SALCHER - Christa






    Synopsis

    MICHAEL décrit les cinq derniers mois de la vie commune forcée entre Wolfgang, 10 ans et Michael, 35 ans.




    Cannes 2011: Premier avis sur Michael

    Le premier scandale du Festival de Cannes. Œuvre dérangeante sur le quotidien d’un pédophile qui a kidnappé un jeune enfant, «Michael» est un film radical d’une absolue maitrise narrative. Parfait contrepoint au «Polisse» de Maïwenn, le premier long métrage de l’Autrichien Markus Schleinzer a récolté applaudissements et sifflets lors de la projection officielle, mais pourrait bien valoir à son interprète principal un prix d’interprétation. Ce serait amplement mérité tant Michael Fuith est impressionnant en monstre du quotidien, aussi froid que méticuleux.






    CRITIQUE

    « Michael », ou quand le cinéma touche le fond

    Par Eugenio Renzi | Independencia.fr

    L'envie manque d'évaluer ce film abject : Michael, de Markus Schleinder. Michael est employé d'une compagnie d'assurance. Avec ses collègues, il est poli pour éviter d'être sympathique. Il sait faire du ski mais ne pourrait pas affronter une piste noire. Il ne rend pas visite à sa mère à Noël. Il connaît des chansons mais chante faux. Il sait faire la cuisine mais se limite à la junk food. Il ne regarde pas à droite lorsqu'il traverse la rue. Il ne sait pas draguer. Il bande mou. Il ne sait pas raconter des blagues. Il aime de mauvais films. Il fume. Il a enlevé un enfant et le garde dans sa cave. Il est pédophile.

    Il n'y a pas que le pape de Moretti à avoir besoin d'un psy, cette année à Cannes. L'obsession du banal, du gris et du laid ne sont pas nouveaux dans le cinéma germanique. Mais avec Michael, présenté en compétition officielle, on touche le fond.

    Une scène peut donner une idée du film entier. Allongé sur son canapé en train de regarder la télé, Michael semble s'amuser. Une réplique lui arrache un sourire : « Ça, c'est mon couteau. Ça, c'est ma bite. Avec quoi veux-tu être pénétrée en premier ? ». Plus tard, à table, il se lève, ouvre sa braguette, brandit sexe, couteau, et répète la réplique à l'enfant. Sans hésitation évidemment : « avec le couteau ».

    Se demander comment cette scène a été tournée, c'est évidemment déjà entrer dans la perversion. Le cinéaste a-t-il vraiment exposé l'enfant à cette horreur ? On espère que seul un trucage ait pu les réunir dans un même plan. Mais pourquoi un seul plan, sinon pour dire au spectateur : regarde, j'ai osé faire ça pour de vrai. Cela n'a pas d'importance. Ce qui en a, c'est que l'enfant était aujourd'hui dans le théâtre Lumière, pendant la projection. Et a donc assisté à au résultat de la scène. Difficile d'imaginer ce qu'il peut encore attendre du cinéma. Ce qui s'est passé dans la tête du cinéaste, et de ceux qui ont choisi ce film, mieux vaut l'ignorer.




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