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FRANCOFOLIES de Abel Carballiño

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Le blog des mordus de France, de français, de francophonie... Para los locos por Francia, el francés, la francophonie...


Cannes 2011, Les Films: POLISSE, de MAÏWENN LE BESCO

Publié par Abel Carballiño sur 13 Mai 2011, 09:36am

Catégories : #CINE:FestivalCannes

polisse1.jpg  




maiwen.jpgMaïwenn à Cannes pour la présentation du film








 

 


Réalisateur(s) : Maïwenn Le Besco
Scénariste(s) : Maïwenn Le Besco
Acteur(s) : Maïwenn Le Besco
Riccardo Scamarcio
Karin Viard
Marina Foïs
Sandrine Kiberlain
Nicolas Duvauchelle

 

 

polisse.jpg

Synopsis:


Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l'on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c'est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec& Comment ces flics parviennent-ils à trouver l'équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l'écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l'intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.  
source: bande annonce cinéma

Polisse est une plongée poignante au coeur d'une brigade de protection des mineurs, la BPM. Ce nouveau-long-métrage de Maïwenn a remporté le Prix du jury au Festival de Cannes en mai dernier.

Avec le Bal des actrices, son dernier film avant celui-ci, Maïwenn amorçait le début de la fin des autofictions autour de son nombril ! C’est en voyant un documentaire à la télé que la réalisatrice a eu envie de se frotter à cet univers rude et souvent sordide qui fait le quotidien de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs). Un terrain riche en douleurs et misère : pédophilie, inceste, sexualité borderline des ados… Une réalité insoutenable que l’équipe de policiers spécialisés étreint chaque jour avec beaucoup de conviction et d’investissement personnel. Trop, parfois. Car souvent, ce monde s’immisce dans la vie privée de ces antihéros, au point de l’écorcher, voire de la bousiller. Pour Nadine, Fred, Iris, Melissa et les autres, l’équilibre est difficile à trouver.

Le sujet est imparrable (la cause des enfants), et il est traité avec une belle énergie et beaucoup de talent par Maïwenn, qui a le don de tirer le meilleur de son excellent casting ; oscillant entre impros et morceaux de bravoure. Avec JoeyStarr, révélé par la réalisatrice dans le Bal des actrices, et qui occupe ici une vraie place de star. Dommage que Maïwenn ait tenu à insérer dans ce drame façon cinéma vérité –l’histoire est inspirée de faits réels- une love story très cliché (la bourgeoise à chignon et lunettes qui s’éprend d’une fausse brute au grand cœur qui vit à Barbès). Malgré un côté binaire tendance manichéen, ce Polisse (quelque part, vaguement, entre le Police de Pialat et L627 de Tavernier) ce film, qui a obtenu le Prix du Jury au dernier festival de Cannes, est un vrai choc.

source: Voici.fr

MAÏWENN  INFILTRÉE  DANS  LA  POLICE
Maïwenn infiltrée dans la police
Maïwenn © DR


Beau parcours que celui de Maïwenn. A 35 ans, l’actrice et réalisatrice française est sélectionnée en Compétition à Cannes, avec son troisième long métrage, Polisse. Un film très réaliste sur le quotidien des policiers de la Brigade de protection des mineurs.

 

Polisse. C’est « police » écrit par quelqu’un qui n’en connaitrait pas l’orthographe. Un enfant, par exemple. Polisse se déroule en effet à la Brigade de Protection des Mineurs (BPM). Caméra à l’épaule, Maïwenn y filme les gardes à vue de pédophiles, les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants victimes, mais aussi les relations entre les policiers.

 

Comme dans ses deux précédents films, Maïwenn interprète celle qui observe. Derrière un objectif. Dans Pardonnez-moi, elle tournait un journal filmé. Dans Le Bal des actrices, un documentaire sur les actrices. Dans Polisse, elle joue une photographe, missionnée par le Ministère de l’Intérieur pour réaliser un reportage sur la BPM, dont un des policiers (Joeystarr) va tomber amoureux. Avant même de savoir qu’elle ferait un film sur la BPM, Maïwenn voulait que Joeystarr tienne le rôle principal et qu’il y ait une histoire d’amour entre deux personnes de milieux différents. « Ce film, je l’ai écrit pour lui. Il a été mon moteur et ma muse », dit Maïwenn.

 

Le documentaire, la fiction et l’autobiographie sont toujours intimement mêlés dans l’œuvre de Maïwenn. Dans Polisse, elle s’affranchit toutefois de son univers proche (sa famille, le cinéma) pour explorer une réalité sociale qui l’a « bouleversée ». A la recherche avant tout de la vérité, elle s’est immergée plusieurs mois à la BPM. Chaque histoire racontée dans le film est ainsi inspirée de faits dont elle a été témoin, ou dont les policiers lui ont parlé. Les comédiens ont également suivi un stage avec d’anciens policiers de la BPM pour s’imprégner du métier, mais aussi pour faire exister le groupe, l’ambiance quasi familiale de la Brigade.

 

B. de M. pour le web du Festival



Cannes 2011: accueil partagé pour Polisse

Si le troisième film de Maïwenn a séduit la presse française, les critiques internationales sont plus mitigées. Selon le tableau de bord de Screen International, le film «Polisse» ne reçoit qu’une moyenne d’1,7 sur 4, avec un zéro pointé de la part du journaliste du New York Times. Après deux jours de compétition, c’est «We Need to Talk about Kevin» qui reçoit la meilleure appréciation avec une moyenne de 2,5 sur 4.



Premier avis : "Polisse"

Premier film français de la compétition, Polisse est un uppercut au foie du spectateur, une œuvre forte, parfois irritante, à la mise en scène pas toujours inspirée mais où quelque chose de joue et se dit de notre société. Chronique de la brigade des mineurs du 19e arrondissement de Paris, le troisième long métrage de Maiwenn convoque parents, enfants et flics pour une plongée dans le quotidien d'une rare violence psychologique. Et Joeystarr dans le rôle de la "brute" au grand cœur est immense.

Yannick Vély



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