Maïwenn Le Besco
Riccardo Scamarcio
Karin Viard
Marina Foïs
Sandrine Kiberlain
Nicolas Duvauchelle
Synopsis:
Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi
la pause déjeuner où l'on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais
aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c'est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec& Comment ces flics
parviennent-ils à trouver l'équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l'écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de
Melissa, mandatée par le ministère de l'intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.
source: bande annonce cinéma
Polisse est une plongée poignante au coeur d'une brigade de protection des mineurs, la BPM. Ce nouveau-long-métrage de Maïwenn a remporté le Prix du
jury au Festival de Cannes en mai dernier.
Avec le Bal des actrices, son dernier film avant celui-ci, Maïwenn amorçait le début de la fin des autofictions autour de son nombril !
C’est en voyant un documentaire à la télé que la réalisatrice a eu envie de se frotter à cet univers rude et souvent sordide qui fait le quotidien de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs).
Un terrain riche en douleurs et misère : pédophilie, inceste, sexualité borderline des ados… Une réalité insoutenable que l’équipe de policiers spécialisés étreint chaque jour avec beaucoup de
conviction et d’investissement personnel. Trop, parfois. Car souvent, ce monde s’immisce dans la vie privée de ces antihéros, au point de l’écorcher, voire de la bousiller. Pour Nadine, Fred,
Iris, Melissa et les autres, l’équilibre est difficile à trouver.
Le sujet est imparrable (la cause des enfants), et il est traité avec une belle énergie et beaucoup de talent par Maïwenn, qui a le don de tirer
le meilleur de son excellent casting ; oscillant entre impros et morceaux de bravoure. Avec JoeyStarr, révélé par la réalisatrice dans le Bal des actrices, et qui
occupe ici une vraie place de star. Dommage que Maïwenn ait tenu à insérer dans ce drame façon cinéma vérité –l’histoire est inspirée de faits réels- une love story très cliché
(la bourgeoise à chignon et lunettes qui s’éprend d’une fausse brute au grand cœur qui vit à Barbès). Malgré un côté binaire tendance manichéen, ce Polisse (quelque part, vaguement,
entre le Police de Pialat et L627 de Tavernier) ce film, qui a obtenu le Prix du Jury au dernier festival de Cannes, est un vrai choc.
Beau parcours que celui de Maïwenn. A 35 ans, l’actrice et réalisatrice
française est sélectionnée en Compétition à Cannes, avec son troisième long métrage, Polisse. Un film très réaliste sur le quotidien des policiers de la Brigade de protection des
mineurs.
Polisse. C’est « police » écrit par quelqu’un qui n’en connaitrait pas l’orthographe. Un enfant, par exemple. Polisse se déroule en effet à la Brigade de
Protection des Mineurs (BPM). Caméra à l’épaule, Maïwenn y filme les gardes à vue de pédophiles, les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants victimes, mais aussi les
relations entre les policiers.
Comme dans ses deux précédents films, Maïwenn interprète celle qui observe. Derrière un objectif. Dans Pardonnez-moi, elle tournait un journal filmé.
Dans Le Bal des actrices, un documentaire sur les actrices. Dans Polisse, elle joue une photographe, missionnée par le Ministère de l’Intérieur pour réaliser un reportage sur
la BPM, dont un des policiers (Joeystarr) va tomber amoureux. Avant même de savoir qu’elle ferait un film sur la BPM, Maïwenn voulait que Joeystarr tienne le rôle principal et qu’il y ait une
histoire d’amour entre deux personnes de milieux différents. « Ce film, je l’ai écrit pour lui. Il a été mon moteur et ma muse », dit Maïwenn.
Le documentaire, la fiction et l’autobiographie sont toujours intimement mêlés dans l’œuvre de Maïwenn. Dans Polisse, elle s’affranchit toutefois de son
univers proche (sa famille, le cinéma) pour explorer une réalité sociale qui l’a « bouleversée ». A la recherche avant tout de la vérité, elle s’est immergée plusieurs mois à la BPM. Chaque
histoire racontée dans le film est ainsi inspirée de faits dont elle a été témoin, ou dont les policiers lui ont parlé. Les comédiens ont également suivi un stage avec d’anciens policiers de la
BPM pour s’imprégner du métier, mais aussi pour faire exister le groupe, l’ambiance quasi familiale de la Brigade.
B. de M. pour le web du Festival
Cannes 2011: accueil partagé pour Polisse
Si le troisième film de Maïwenn a séduit la presse française, les critiques internationales sont plus mitigées. Selon le tableau de bord de Screen International, le film «Polisse» ne
reçoit qu’une moyenne d’1,7 sur 4, avec un zéro pointé de la part du journaliste du New York Times. Après deux jours de compétition, c’est «We Need to Talk about Kevin» qui reçoit la
meilleure appréciation avec une moyenne de 2,5 sur 4.
Premier avis : "Polisse"
Premier film français de la compétition, Polisse est un uppercut au foie du spectateur, une œuvre forte, parfois irritante, à la mise en scène pas toujours inspirée mais où quelque chose de
joue et se dit de notre société. Chronique de la brigade des mineurs du 19e arrondissement de Paris, le troisième long métrage de Maiwenn convoque parents, enfants et flics pour une plongée
dans le quotidien d'une rare violence psychologique. Et Joeystarr dans le rôle de la "brute" au grand cœur est immense.
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