Une partie des moines de Tibéhirine, encadrés par le père Christian (Lambert Wilson), menacés par des milices. Frère Luc, joué par Michael Lonsdale (à droite), souligne le rôle immense que ces moines tenaient auprès de leurs frères chrétiens et musulmans.
Le film de Xavier Beauvois a atteint le million de spectateurs en deux semaines.
La critique du film: Lumière intérieure (par Éric Neuhoff)
Des saints, il faut le dire vite, mais quels hommes ! On en croise assez peu d'une telle étoffe. Dieu a rayé en eux toute velléité d'ambitions mesquines. Leur monastère est perdu dans l'Atlas. Ils soignent les corps, n'essaient pas de convertir les villageois. La peur, le doute ne leur sont pas toujours étrangers. Autour d'eux, les extrémistes égorgent à tout va. Partir ? Ce serait renoncer à ce qui les fait tenir debout. Ils ne vivent pas que de silence. Les chants liturgiques parsèment leur emploi du temps. Cela constitue une sorte de résistance, des paroles qui risquent de ne pas s'envoler complètement. Un hélicoptère de l'armée s'immobilise au-dessus de la chapelle et les cisterciens répondent au fracas du moteur en entonnant un psaume. Leur cœur est immense : il est tout sauf vide.
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