Grands et petits pavillons
pavillon de Suisse
pavillon de Hollande
pavillon de Pologne
pavillon d' Espagne
pavillon d' Italie
L'EXPO aligne toute une palette de pavillons. Côté États, 42 pays ont construit leur propre édifice, tandis que 42 autres ont loué des bâtiments construits par les organisateurs. D'autres trouvent leur place dans les 11 pavillons collectifs. On découvre aussi 18 pavillons d'entreprises, comme ceux de Coca-Cola ou GM.
entrée du pavillon chinois
Le pavillon chinois, dont on ne peut qualifier l'architecture de légère, écrase de sa masse tout le site. Il a une folle superficie de 60 000 m2 et, si l'on y ajoute l'espace dévolu aux 31 provinces et régions, le total du site chinois atteint les 160 000 m2. Là encore, le chiffre de 60 000 m2 n'est sans doute pas le fruit du hasard, puisqu'il représente dix fois la superficie des plus gros pavillons étrangers, qui font 6 000 m2. Les modules proposés aux exposants étaient en effet de 500 m2, et une douzaine de «grands» pays -dont la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon ou la Corée -en ont loué douze.
pavillon d' Allemagne
pavillon de Grande Bretagne
pavillon de Corée
pavillon de Macao
Les budgets français et américains tournent autour de 45 millions d'euros, tandis que ceux du Japon ou de l'Arabie saoudite se sont envolés à plus du double !
La France à Shanghaï
Inauguration du pavillon français
Xu Bo aime rappeler que la France fut le premier pays à confirmer sa participation et le premier encore à lancer la construction de son pavillon. Les attentes seraient fortes puisque, selon
l'agence de relations publiques Ogilvy PR, le pavillon
France vient en 2e position, derrière celui des États-Unis, dans les intentions de visite des Chinois.
le pavillon français
le pavillon français
Plusieurs régions françaises sont aussi représentées. L'Alsace, l'Ile-de-France et Rhône-Alpes feront la promotion de leur expertise en matière de développement urbain dans leur propre pavillon sur le site de l'Expo. Et Lille s'est installée en ville, dans un ancien temple taoïste de la rue de Nankin. La «journée nationale» française aura lieu le 21 juin, avec l'organisation d'une Fête de la musique à Shanghaï.
Léon la mascotte française
Léon est un chaton . Il a environ 7 ans. Il habite chez ses parents .
Il est joyeux et impulsif,ce qui l'amène à faire des bêtises. Il est bon vivant et gourmand (il est rond ).
Il est toujours prêt pour l'aventure et la découverte du monde.
Il évolue dans un milieu ordinaire : La Maison, l'école, il habite au en ville
et va à la mer, à la campagne ...
Il convient les rituels des enfants: le bain, le goûter, les anniversaires MAIS
toujours enfFaisant des bêtises: il oublie de fermer le robinet, il saute dans les flaques les d'eau, fait des grimaces etc ..
7 grands chefs d’oeuvres du musée d’Orsay
Grâce à la générosité du musée d’Orsay, 7 grands chefs d’oeuvre de l’art français seront exposés au Pavillon France : l’Angélus de Millet, le Balcon de Manet, la Salle de danse à Arles de Van Gogh, la Femme à la cafetière de Cézanne, la Loge de Bonnard, le Repas dit aussi Les bananes de Gauguin et l’Age d’airain de Rodin.
C’est une grande première qui est ainsi offerte par la France à la Chine, ces chefs d’oeuvres n’ayant encore jamais été exposés ensemble à l’étranger.
L'angelus. MILLET
Jean-François Millet (1814-1875) L'Angélus Entre 1857 et 1859
Un homme et une femme récitent l'angélus, prière qui rappelle la salutation de l'ange à Marie lors de l'Annonciation. Ils ont interrompu leur récolte de pommes de terre et tous les outils, la fourche, le panier, les sacs et la brouette, sont représentés. En 1865, Millet raconte : "L'Angélus est un tableau que j'ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma grand-mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l'angélus pour ces pauvres morts". C'est donc un souvenir d'enfance qui est à l'origine du tableau et non la volonté d'exalter un quelconque sentiment religieux, Millet n'est d'ailleurs pas pratiquant. Dans une scène simple, il souhaite fixer les rythmes immuables des paysans. Ici, l'intérêt du peintre se porte sur le temps de la pause, du repos.
Le balcon . MANET
1868-1869
Lorsque Manet peint ce tableau, les scènes de la vie bourgeoise sont un genre à la mode. Pourtant Le balcon ne répond à aucune des attentes du public de l'époque. Tous les personnages sont des intimes de Manet. Berthe Morisot, assise au premier plan, y fait notamment sa première apparition dans l'œuvre du peintre dont elle deviendra un modèle privilégié. Mais ils sont représentés dans une attitude figée, comme perdus dans une rêverie intérieure. La scène n'offre ni récit, ni anecdote. Manet s'affranchit en cela des règles académiques, bien que la référence aux Majas au balcon de Goya (1764-1828) soit évidente.
La Salle de danse à Arles , VAN GOGH
Vincent van Gogh (1853-1890)
La salle de danse à Arles
1888
Le 23 octobre 1888, Paul Gauguin rejoint Vincent van Gogh en Arles. Les deux hommes rêvent de fonder ensemble un "atelier du midi" dans le Sud de la France. Mais l'enthousiasme disparaît
rapidement. La présence envahissante de Van Gogh se heurte à l'indépendance farouche de Gauguin.
Vers la mi-décembre cependant, ils reprennent leurs travaux communs à la faveur d'une courte accalmie dans leurs relations.
Les deux grandes oeuvres créées durant ces quelques jours de collaboration retrouvée sont les Arlésiennes (Mistral) (Chicago,
The Art Institute) pour Gauguin, et La Salle de danse à Arles pour Van Gogh. Cette toile semble représenter un soir de fête aux Folies-Arlésiennes, une salle de
bal du boulevard des Lices. L'influence de Gauguin se fait nettement sentir, Van Gogh appliquant scrupuleusement les principes synthétistes et cloisonnistes mis au point par son compagnon à
Pont-Aven.
La référence à l'art japonais est également perceptible, dans le relèvement inhabituel de la ligne d'horizon, ou encore dans ce premier plan étrange et décoratif où dominent les courbes et
contre-courbes des coiffures.
La Femme à la cafetière. CEZANNE
Paul Cézanne (1839-1906)
La femme à la cafetière
Vers 1895
Les éléments principaux de la composition : le corps de la femme, la tasse et la cafetière sont représentés de façon très simplifiée selon une organisation stricte de lignes horizontales et
verticales. Cette géométrisation des volumes, ainsi que l'angle de vue de la table, représentée dans une perspective beaucoup plus élevée que celle utilisée pour les objets qui y sont posés,
annonce le cubisme.
Vraisemblablement réalisé vers 1895, ce tableau est représentatif de l'évolution de l'art de Cézanne qui s'est éloigné de l'impressionnisme depuis près de vingt ans. Lui qui souhaite "traiter la
nature par le cylindre, la sphère et le cône" aborde ce portrait comme une nature morte. Cependant, les mains du modèle qui rappellent le travail, le visage fruste mais digne, attestent de la
sympathie du peintre pour cette "icône monumentale de la vie simple" (F. Cachin).
La loge. BONNARD
Pierre Bonnard (1867-1947)
La loge 1908
Dans leur loge à l'Opéra de Paris, sujet "moderne" que la fin du XIXe siècle a mis à l'honneur, sont représentés Gaston, debout au centre, avec, à sa droite, sa belle-soeur Mathilde, à sa gauche,
son épouse Suzanne, et à l'arrière-plan, son frère aîné, Josse.
Bien qu'il s'agisse d'une commande, Bonnard ne se livre pas à un exercice académique mais y développe ses réflexions sur la forme et la couleur, au grand dam, paraît-il, de Gaston Berheim qui
accepte mal de voir son visage amputé pour moitié par le bord supérieur de la toile. De part et d'autre de sa silhouette, Bonnard développe deux plages de couleurs opposées. S'il réunit les
personnages de droite dans une flaque lumineuse orangée, il cantonne le personnage de droite sur un fond rouge sombre qui l'isole complètement. L'absence de regards entre les protagonistes et
l'impression de lassitude qui domine ne sont pas sans rappeler le Balcon de
Manet.
Le Repas dit aussi Les bananes. GAUGUIN
Paul Gauguin (1848-1903)Le repas dit aussi Les bananes1891Huile sur papier marouflé sur toileH. 73 ; L. 92 cmParis, musée d'Orsaydonation sous réserve d'usufruit de M. et Mme André Meyer, 1954
Gauguin peint Le Repas dans les premiers mois de son arrivée à Tahiti. Malgré son désir de peindre la vie de l'île, ses premières toiles sont pleines d'artifice. Il ne s'agit pas ici d'un vrai repas, mais d'une scène arrangée comprenant deux registres distincts : au premier plan, une nature morte justifiant le titre du tableau, et à l'arrière-plan trois enfants alignés, deux garçons et une fille

L' âge d'airain. RODIN
Auguste Rodin (1840-1917)
L'Age d'airain
Entre 1877 et 1880
Statue de bronze
Après sa démobilisation en janvier 1871, Rodin retourne à Bruxelles. Il s'y fixe pour six ans car les bourgmestres offrent du travail. Ce séjour est entrecoupé en 1876 par son pèlerinage en
Italie où il découvre Florence, la chapelle San Lorenzo et Rome. Michel-Ange, qu'il admire par-dessus tout, lui "laisse un peu de ses secrets".
A son retour, Rodin continue à travailler sur un nu masculin qui l'occupe depuis octobre 1875. En janvier 1877, le plâtre est exposé au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles. Mais un
article de L'Etoile belge affirme qu'il a été réalisé à partir d'un moulage sur nature. Cette accusation poursuit Rodin lorsqu'il présente sa figure à Paris au
Salon sous le titre L'Age d'airain. Pour sa défense, il propose au jury des photographies et des moulages. Ses amis sculpteurs belges viennent à son aide, comme
Gustave Biot : "Je trouve étrange qu'à Paris une attestation pareille à celle que vous me demandez soit nécessaire, néanmoins je me fais un plaisir et un devoir de vous la donner".
Malgré la nomination d'un directeur des Beaux-Arts, Edmond Turquet, plus bienveillant à l'égard de Rodin, le Conseil d'inspection envoyé en février 1880, refuse que ce modèle soit coulé en
bronze. Alors des sculpteurs reconnus - Dubois, Falguière, Carrier-Belleuse, Chapu, Chaplain, Thomas, Delaplanche - interviennent : le talent d'improvisation de mémoire du sculpteur, "son énergie
et à sa puissance de modelé très rare" prouvent qu'il a exécuté sans fraude L'Age d'airain.
Turquet, convaincu, achète le plâtre et commande le bronze à la fonderie Thiébaut frères. Cet exemplaire, celui du musée d'Orsay, est exposé au Salon de 1880 où Rodin reçoit une médaille de 3e
classe. L'Age d'airain connaît aussitôt un succès international.
Alain Delon
Alain Delon est le Parrain du Pavillon de la France !
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