La photographe Marion Poussier s'est invitée à l'heure de la récré.
Un regard original sur notre société.
Depuis plusieurs années, le travail de Marion Poussier s'articule autour de la question des liens familiaux. Son projet porte sur la diversité des modèles familiaux en France.
Elle souhaite maintenant travailler sur les rapports frères-soeurs, parents-enfants, grands-parents-petits-enfants, dans des modèles familiaux de plus en plus variés et complexes (familles recomposées, monoparentales, homoparentales...).
Les travaux précédents de la photographe portaient sur différents âges de la vie, au sein de micro-société: l'enfance à l'école (Récréation), l'adolescence en colonie de vacances (Un été, série exposée à Arles en 2006), la jeunesse dans ses lieux de rassemblement (La libre circulation des désirs), la vieillesse en maison de retraite (Corps invisibles).
Le Prix de l'Académie des Beaux-Arts - Marc Ladreit de Lacharrière en est à sa quatrième édition. Le jury avait sélectionné quatre finalistes, Marion Poussier, Denis Rouvre, Lizzie Sadin et Toshio Shimamura.
Cette année, le prix a été décerné dans le cadre du Mois de la
Photo.
Une sélection de Récréation de Marion Poussier est actuellement présentée à la BNF dans le cadre de l'exposition France
14 (jusqu'au 21 novembre).

Découverte, il y a quatre ans, par Raymond Depardon, qui l'avait exposée aux Rencontres d'Arles aux côtés de treize autres jeunes photographes, Marion Poussier revient au festival en compagnie de tous ces reporters. Le groupe s'est en effet fédéré sur un projet collectif, « France 14 ». Chacun devait y présenter sa perception de notre pays : Gilles Leimdorfer renouvelle la vision de Paris à travers une simple mise en scène de façades. Le pêle-mêle de photos de vacances sur l'Hôtel de la plage du Cap-Ferret de Philippe Chancel entre aussitôt en connivence avec nos propres souvenirs. Jean-Christophe Béchet, Raphaël Dallaporta, Malik Nejmi... tous présentent leur France de façon plus ou moins aboutie. Seule femme du groupe, Marion Poussier a choisi deux écoles d'un quartier populaire de la capitale avec ses gosses de toutes origines. A travers ce sujet plutôt casse-gueule, elle fait aussi partager le rêve d'une France ouverte, qui se forgerait une identité dans les cours de récréation de la République. Et pas dans les débats nauséeux des partis politiques.
sources: Télérama, page Marion Poussier, CultureFrance2
La web de Marion Poussier link
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