Abasourdi par cette reconnaissance, ce grand garçon n’a pas pour autant pris la grosse tête. « Tout s’est passé très vite aux Victoires. Ton nom est cité, tu montes sur scène, tu fais ton discours, on te sert du champagne et tu enchaînes les interviewes. C’est difficile de vraiment réaliser… » Sensation musicale de l’année 2009, l’histoire des PPRR ressemble à un véritable conte de fées. Une aventure qui a commencé il y a quatre ans et demi sur les routes et qui porte enfin ses fruits.
Les Pony Pony Run Run, c’est avant tout une histoire de frangins. Amoureux de musique, Gaëtan et Amaël (le bassiste), natifs d’Angers, avaient un rêve : monter un groupe. Durant leurs études aux beaux-arts à Nantes, ils rencontrent Antonin Pierre, le claviériste. Le trio est formé, sur les routes dès 2005. Ils chantent en anglais, n’ont pas encore sorti d’album, mais qu’à cela ne tienne, ils veulent que leur talent soit reconnu. Après une centaine de dates en Europe sort en 2009 You Need Pony Pony Run Run, un premier disque mêlant la pop à l’électro, emmené par le tube Hey You. Si le groupe arrive à vivre de sa musique – « nous avons touché notre premier salaire en octobre dernier », précise Gaëtan – les débuts ont été difficiles.
Sans cesse en vadrouille
Il poursuit : « Quand on a commencé à tourner, on ne voulait pas sortir de disque. On était plus dans le contact avec le public. On avait enregistré un CD quatre titres qu’on distribuait nous même… C’était de la débrouille. Et puis, très vite, on a eu envie de chanter des titres que les gens puissent connaître. C’est comme ça qu’est né You Need Pony Pony Run Run. »
Si les PPRR pouvaient être qualifiés de « groupe à minettes », les temps ont changé. « Grâce à notre Victoire de la musique, notre public a évolué. A nos débuts, il était composé à 90 % de filles qui avaient entre 16 et 25 ans. Ça me faisait même marrer quand elles nous criaient « je t’aime… » Aujourd’hui, nos fans sont plus âgés ».
Sans cesse sur les routes, Gaëtan vit en nomade. « Je n’ai pas d’appartement. Je squatte à droite à gauche, chez des potes. Je dors à l’hôtel. Mais c’est dur de se poser quelque part quand tu n’as pas deux semaines libres. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous allons avoir un tour bus cet été, ça va être cool. » Et les PPRR, qui ont la vadrouille dans le sang, pensent déjà à un deuxième album. Avis aux amateurs puisque ce nouvel album « sera pop », certifie Gaëtan.
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(France soir.fr)
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