
En 1928, le stade Roland-Garros est inauguré pour accueillir la finale de la coupe Davis.
Les hommes jouent en pantalon et les femmes foulent la terre battue en jupe plissée blanche, longueur genoux. Tout aussi chic, mais moins pratique. Depuis quatre-vingt ans, on se souvient surtout
du look apache d'Andre Agassi et des tenues fleuries de Steffi Graf. Peut-être moins des leggings de Maria Sharapova ou des tenues saumon de Patrick Dominguez…
René Lacoste (à gauche) vient de remporter les Internationaux de France contre Jean Borotra. Il porte un élégant costume orné d'un crocodile. Le tennisman aimait à raconter la façon dont son surnom est devenu un emblème de notoriété mondiale. « La presse américaine m'a surnommé "Le Crocodile" à la suite d'un pari que j'avais fait avec le capitaine de l'équipe de France de coupe Davis, en 1927. Il m'avait promis une valise en crocodile si je remportais un match important pour notre équipe. Le public a retenu ce surnom qui soulignait la ténacité dont je faisais preuve sur les courts de tennis, en ne lâchant jamais ma proie ! Un ami me dessina alors un crocodile qui fut brodé sur le blazer que je portais sur les courts. » En 1933, la marque est créée. (Roland-Garros, juin 1929.)

Grâce et élégance durant la finale du double mixte. L'Américaine Helen Wills porte une jupe qui arrive normalement en dessous du genou, plus un jupon.
(Roland-Garros, juin 1932.)

Exit le pantalon et place au short pour le Français Christian Boussus. Le tennisman affronte le Chinois Kho Sin Kio lors de la coupe Davis. (Roland-Garros, 1er mai
1936.)

La joueuse américaine Maureen Connolly (à gauche) et la Belge Christiane Marcellis prennent la pose. La jupe est toujours plissée, mais très courte pour
l'époque. (Roland-Garros, 22 mai 1953.)

La Française Françoise Durr riposte avec acharnement lors du match de quart de finale en simple dames. Côté style, la jupe s'est transformée en short avec minirobe
à poches. (Roland Garros, 1er juin 1972.)

Improbable tenue couleur terre battue : à Roland-Garros, il fallait oser ! Polo rentré dans le short, bandeau et bracelets assortis... Merci Patrick Dominguez !
(Roland-Garros, 26 mai 1977.)

Une certaine classe pour le joueur américain Arthur Ashe. Short assorti au polo et lunettes de soleil version XL. (Roland-Garros, juin 1978.)

LE fameux bandeau de Björn Borg qui a fait son style. À noter, le polo bicolore à rayures qui annonce les années 80. (Roland-Garros, 8 juin 1979.)

Dreadlocks et bracelet aux couleurs du Cameroun, Yannick Noah remporte le tournoi devant le public parisien. (Roland-Garros, 5 juin 1983.)

À la fin des années 80, les jupes raccourcissent encore. Les joueuses portent presque les mêmes tenues, à l'exemple des deux légendes du tennis féminin de l'époque
: Chris Evert et Martina Navratilova (à droite). (Roland-Garros, juin 1990.)

John McEnroe n'était pas le joueur le plus looké (hormis son bandeau façon Rambo), mais certainement le plus charismatique. (Roland-Garros, 28 mai
1991.)

Un ovni est dans la place ! L'Américain Andre Agassi ose le short en jean, le running violet et les cheveux méchés... Et en plus il gagne ! (Roland-Garros, 7 juin
1991.)

Beaucoup de motifs entre la jupette et le top de Monica Seles. La joueuse arrive néanmoins à caser pas moins de quatre logos de sponsors... (Roland-Garros, 4 juin
1992.)

« Le Kid de Las Vegas » s'affiche en véritable star du show-biz. Le bandana façon fichu remplace le bandeau. On remarque aussi les très jolies boucles d'oreilles...
(Roland-Garros, 29 mai 1992.)

Victorieuse de l'US Open 1990 et de deux Masters (1988, 1994), Gabriela Sabatini a toujours fait attention à ses tenues sur les courts. Petite faute de goût
néanmoins, avec cette fausse vareuse pas très adaptée à la chaleur, après deux heures de match... (Roland-Garros, 28 mai 1993.)
Steffi Graf, une des meilleures joueuses de tennis de tous les temps, dans sa période « Heidi ». Ce qui ne l'a pas empêchée de gagner le tournoi cette année-là,
face à Arantxa Sánchez. (Roland-Garros, 10 juin 1995.)

Années 90 : la mode du fluo sévit aussi sur le circuit ATP. La preuve avec ce polo jaune poussin, porté par le joueur russe Ievgueni Kafelnikov. (Roland-Garros, 29
mai 1997.)

Par leur force de frappe et par leurs tenues, les sœurs Williams (Venus à gauche, Serena à droite) ont révolutionné le circuit du tennis féminin. Tresses,
bijoux, couleurs flashy... tout y passe ! (Roland-Garros, juin 1999.)

Mary Pierce libère son jeu et ose la robe à bretelles. Ce qui ne lui va pas si mal, puisqu'elle remportera le tournoi de Roland-Garros un an après, en 2000.
(Roland-Garros, 25 mai 1999.)

Finale hommes à Roland-Garros. Dès la fin du match, Gustavo Kuerten dessine un coœur sur la terre battue pour témoigner son amour au public parisien. Quelques
instants plus tard, pour la remise de la coupe des Mousquetaires, il porte un T-shirt créé pour l'occasion. (Roland-Garros, 10 juin 2001.)

Quelle joueuse peut oser les tresses de la même couleur que son T-shirt ? Le chouchou rose ? Et surtout, les boucles d'oreilles carrées ? Gagné, Serena Williams !
(Roland-Garros, 3 juin 2001.)

Non, non, nous ne sommes pas à Wimbledon, mais bien à Roland-Garros ! Mais Justine Henin n'adopte alors que le blanc. (Roland-Garros, 5 juin 2001.)

La marque de fabrique de Sébastien Grosjean ? La casquette toujours portée à l'envers, façon « je serai toujours un ado ». (Roland-Garros, 2 juin 2001.)

Un style unique signé Martina Hingis. Qui d'autre a osé la manche longue ET la manche courte ? Personne heureusement... (Roland-Garros, 3 juin 2001.)

Tout le monde connaît le bandeau extra-large d'Arnaud Clément. Mais qui a remarqué ses lunettes ? (Roland-Garros, 29 mai 2002.)

Serena Williams a aussi opté pour une tenue 100 % Cameroun. (Roland-Garros, 29 mai 2002.)

Pas forcément au top dans le classement mondial, mais toujours dans les tabloïds. La sexy Anna Kournikova ose toutes les tenues, y compris le short !
(Roland-Garros, 29 mai 2002.)

La tenue de base de Rafael Nadal : le short long, le T-shirt sans manches et le bandeau blanc. (Roland-Garros, 4 juin 2005.)

Parfois, les équipementiers proposent les mêmes tenues à leurs joueurs. Comme en 2005, avec Paul-Henri Mathieu et Marat Safin (à droite). (Roland-Garros,
juin 2005.)

D'autres années, c'est la même couleur qui est présente sur tous les matchs. La Française Tatiana Golovin opte pour la petite robe rose, tout comme Maria Sharapova
(au centre). Serena Williams, elle, opte carrément pour un total look pink. (Roland-Garros, 2005.)

Des leggings sous une robe, ça ne convient pas à tout le monde. Encore moins sur un court de tennis... Mais Maria Sharapova assume et lance la mode. (Roland-Garros,
30 juin 2007.)

Mais Venus Williams fait encore mieux, puisqu'elle dessine elle-même ses tenues sous la marque Eleven by Venus Williams. Corset en dentelle noire à coutures rouges.
« Cela fait longtemps que je voulais faire cela. La dentelle n’a jamais été utilisée dans le tennis. C’est sympa à porter et c’est sympa de dessiner quelque chose qui semble avoir du succès »,
a-t-elle expliqué. (Roland-Garros, 26 juin 2010.)

Roger Federer, l'exemple du joueur au style classique, mais hautement approuvé au tennis. L'ex-numéro 1 mondial a quand même un privilège : c'est le seul joueur à
avoir fait de ses initiales un logo. Ce dernier est apposé sur ses polos et casquettes, en plus du logo de son sponsor. (Roland-Garros, 26 juin 2010.)
ARTICLE :Les looks les plus marquants de l'histoire des Internationaux de France de tennis, pour Madame
Figaro Par Yan Bernard-Guilbaud ,
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