"C'est avec une profonde douleur que la FONDATION Emilio-e-Annabianca-Vedova apprend la nouvelle de la disparition de Louise Bourgeois, une des figures les plus grandes et les plus
significatives du panorama artistique de notre époque", a déclaré la fondation dans un communiqué. Pour Louise Bourgeois, "la vie coïncidait avec son art et elle continue de vivre à
travers son œuvre", a déclaré son président, Alfredo Bianchini , rendant hommage à sa "grande énergie" et à sa "capacité créative".
La fondation s'apprête à inaugurer vendredi l'exposition d'œuvres inédites de l'artiste intitulée "Louise Bourgeois. The Fabric Works" sur laquelle elle "est intervenue activement, jusqu'à il y a deux jours", a ajouté M. Bianchini.
"LA SCULPTURE EST LE CORPS"
Louise Bourgeois, née en France mais new-yorkaise depuis 1938, a bâti une œuvre autobiographique singulière et violente, entre expressionnisme abstrait et figuration de l'inconscient. D'abord appréciée d'un cercle étroit, longtemps incomprise des Européens, elle sera reconnue par le biais des plus jeunes générations d'artistes, fascinés par ses sculptures minimalistes ou géantes, conceptuelles ou terriblement expressives, toujours chargées de symboles.
"Pour moi, la sculpture est le corps, mon corps est ma sculpture", disait-elle.
Souffrance, solitude, mort, mais aussi équilibre des forces et des sexes seront ses thèmes constants, inspirés de son enfance perturbée par les frasques d'un père volage ouvertement infidèle à sa mère et par la douleur de celle-ci. "Il fallait que mon anxiété s'exerce sur des formes que je pouvais changer, détruire et reconstruire", expliquait-elle.
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